Les pertes de la CRIA exagérées

publié le 11 avril 2005 15:24
modifié le 17 août 2009 00:50
Un nouvel article de Michael Geist, professeur en droit de l’Université d’Ottawa, sur le site web de First Monday, viens de planter à plate couture les allégation du président de la CRIA (Canadien Recording Industry Association), l’équivalente canadienne de la RIAA. Les allégations: Depuis plusieurs mois, la CRIA à lancé une campagne afin de sensibiliser les politiciens aux "dangers" de la possibilité de télécharger de la musique et de la copié sans aucune protection (i.e. lobby). Chiffres à l’appuie, la CRIA affirme que les artistes canadiens perdent 450 millions de dollars canadiens annuellement à cause spécifiquement des logiciels P2P.

Michael Geist décide de voir si ces affirmations ce tiennent debout et le résultat? Dévastant pour l’industrie d’enregistrement canadienne. Je ne passerais pas à travers de toutes les affirmations et découverte de M. Geist, mais laisser moi vous dire que la liste est longue et exhaustive. Quelques faits rapides par contre. La CRIA ne perd pas 450 millions de dollars par années, mais a bien perdu 432 millions de dollars entre 1999 et 2004. D’un autre côté, de mettre la faute sur les logiciels de P2P sur le déclin de la vente de musique en générale est aussi exagéré, puisque le gouvernement canadien est au courant sur les dernières études faites aux États-Unis concernant que beaucoup de personne passe moins de temps à écouter de la musique qu’auparavant. Les gens passent plus de temps sur la TV, les jeux vidéo et l’Internet. La popularité des DVD y est aussi pour quelques choses, puisque la vente des DVD est en progression forte, les cd écopes.

D’un autre côté, les géants de la vente aux détails comme Wal Mart et Price Costco (Club Price) représente maintenant les géants de la vente au détails et petit hic, ce type de magasins n’offre que des nouveauté pour grand publique. Oublié la musique spécialisé dans ces magasins. Vous n’y trouverez que le dernier "best-sellers" de Britney Spear, vous ne trouverez pas Loco Locass dans les rayons de Wal-Mart. Wal-Mart et Costco représente maintenant 25% de la musique vendue aux détails au Canada, chez nos voisins du sud, 50%.

Et j’en passe... L’article est un peu long à lire mais très intéressant si vous désirez avoir une meilleure idée de la santé monétaire de l’industrie canadienne du disque et de la chanson. Un débat toujours compliqué mais toujours intéressant à suivre.

First Monday.org : Piercing the peer-to-peer myths; An examination of the Canadian Experience (EN)(169)
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